LES CHARTRAND
(voir hommage à Robert Chartrand, décédé le 5 mars 2003)
(site hébergé par Régis Corbin)
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Ma page personnelle (pas à jour)
Hommage à mon ami Robert Chartrand (nouveau)
Ancêtres de Régis Corbin (32 générations)
Descendants de Catherine de Baillon et de Jacques Miville dit Deschênes
Ancêtres de Catherine de Baillon (32 générations)
1- BIENVENUE CHEZ LES CHARTRAND
Nous vous souhaitons la bienvenue, à vous tous et toutes, descendants et descendantes de Chartrand.
Nous, les Chartrand, sommes de partout en Amérique. Nous exerçons toutes sortes de profession et de métiers. Comme d'autres Nord-américains, nous avons nos espérances et nos joies, nos malheurs et nos peines. Nous partageons avec d'autres des valeurs communes, et nous pouvons parler des langues différentes, pratiquer notre religion sous diverses dénominations, mais pourtant un fait nous distingue des autres...
Nous sommes probablement tous des descendants de Thomas Chartran, arrivé en Amérique au milieu du XVIIe siècle...
Et nous sommes des milliers...
2- POURQUOI CE TEXTE?
Faire connaître nos origines. C'est-à-dire essayer de mieux connaître l'histoire des premières générations de Chartrand ainsi que celles qui ont suivi.
Tenter de faire le lien entre nous tous. Plusieurs d'entre nous ont amorcé la généalogie de leur famille. Pourquoi ne pas tenter de construire l'arbre généalogique de tous les descendants de Thomas Chartran?
Faire connaître les talents et les exploits des " parents ". Plusieurs Chartrand ont connu une certaine célébrité ou alors sont méconnus. Tentons de mieux les connaître.
3- L'AVENIR
Il faudra que chacun y mette du sien. Partageons nos travaux généalogiques, partageons nos données, partageons nos " histoires de famille ". Construisons ensemble notre édifice Chartrand.
4- L'AUTEUR DE CE TEXTE
Robert Chartrand. Il était né à Montréal où il vivait. Pendant plusieurs années, il a habité Ottawa et Hull, puis Québec. Robert est décédé le 5 mars 2003 à Montréal, il était âgé de 63 ans.
5- PRÉSENTATION DE L'AUTEUR
Chercheur en généalogie
Je fais de la généalogie depuis plus de 35 ans. (J'ai commencé à en faire étant très jeune, hum, hum!). En 1978, j'ai participé à la fondation de la Société de généalogie de l'Outaouais à Hull, étant secrétaire du comité provisoire. J'en ai été le premier président élu. Avec d'autres collègues, j'ai contribué à l'administration de cette société de 1978 à 1992. Secrétaire du comité provisoire, premier président élu, président de septembre 1978 à mai 1985, puis de juin 1991 à janvier 1992, trésorier, administrateur, responsable de la bibliothèque. Au cours de ces années, j'ai contribué à initier de nouveaux membres à la recherche généalogique en donnant des ateliers d'animation sur les recherches généalogiques au Centre régional de l'Outaouais des Archives nationales du Québec à Hull.
J'ai préparé un catalogue des ressources généalogiques au Centre de l'Outaouais des Archives nationales du Québec. Un outil qui est encore en usage dans ce centre. Depuis mon départ de l'Outaouais, il est mis à jour par la Société de généalogie de l'Outaouais et les Archives nationales du Québec, centre de l'Outaouais.
J'ai écrit, traduit ou édité de nombreux textes parus dans L'Outaouais généalogique, bulletin de la Société de généalogie de l'Outaouais, de Hull, dans Les Argoulets, bulletin de la Société d'histoire et de généalogie de Verdun, dans Connections, bulletin de la Quebec Family History Society, de Pointe-Claire. J'ai prononcé plusieurs conférences tant au Québec qu'en Ontario.
De 1979 à 1984, j'ai été actif au sein du comité de généalogie de la Fédération des sociétés d'histoire du Québec. En 1985, j'ai été l'un des requérants et fondateurs de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie dont j'ai été administrateur durant plusieurs années.
Je travaille sur deux familles: les Chartrand et les Rozon, famille de ma grand-mère maternelle.
J'ai effectué des recherches dans les principaux centres de ressources généalogiques du Québec de même qu'aux Archives nationales du Canada à Ottawa et aux Archives de l'Ontario, à Toronto. En France, j'ai fait des recherches aux Archives départementales de l'Aube, à Troyes, sur mes ancêtres Rozon, ainsi qu'aux Archives départementales de l'Isère. Aux États-Unis, j'ai fait des recherches à la " Family History Library " de Salt Lake City à 3 reprises, aux bibliothèques municipales de la Nouvelle-Orléans, de St. Louis, de Denver, à la bibliothèque Sutro de San Francisco et à la bibliothèque généalogique de Portland, Oregon ainsi qu'au "Family History Center" de New York, NY, USA.
Membre de plusieurs sociétés de généalogie
J'ai aussi été membre de plusieurs autres sociétés de généalogie au Québec et en Ontario ainsi que d'autres sociétés d'histoire.
Reconnaissance des pairs
En 1984, la Fédération des sociétés d'histoire du Québec m'a décerné le titre de généalogiste émérite.
En 1993, la Société généalogique canadienne-française m'a décerné le titre de membre émérite.
6- ORIGINE DES CHARTRAND
L'ancêtre des Chartrand serait originaire de Normandie. Plus précisément d'Ectot-les-Baons. Normand Robert décrit ainsi ce lieu: " Ectot-les-Baons, département de la Seine-Maritime, arrondissement de Rouen, canton d'Yerville, perception d'Yvetot, 103 (3) log., 317 (229) h. (Equetot-sur-les-Baons) En Normandie,diocèse, parlement et intendance de Rouen, élection de Caudebec, sergenterie de Bolbec, 2 feux privilégiés et 12 feux taillables. " Durant les années qui ont précédé le départ de notre ancêtre, la Normandie a été ravagée par les guerres de religion et les révoltes paysannes. Ectot-les-Baons est situé au nord de la Seine, en pays de Caux, à quelques kilomètres d'Yvetot.
LA NORMANDIE
À l'époque de la naissance de notre ancêtre Thomas, la Normandie fait partie du domaine royal depuis près de 200 ans. Le duché de Normandie avait été établi en 911 par traité entre Charles le Simple, roi de France, et Rollon, chef normand. Après maintes péripéties, le duché est réuni à la couronne de France en 1469. L'ancien territoire de la Normandie forme aujourd'hui les départements de Calvados, Manche, Orne, Eure et Seine-Maritime.
ARRIVÉE DE L'ANCÊTRE THOMAS
Notre ancêtre serait arrivé au plus tôt en 1665. Du moins entre 1663 et 1665. Il ne parait pas dans la liste des immigrants établie par Marcel Trudel, liste qui couvre les années 1632-1662. Notre ancêtre est donc arrivé après le 29 juin 1663. L'arrivée des premiers navires en 1663 est en effet du 30 juin. Et il est arrivé avant les premiers navires de 1666. Il est inscrit dans le recensement de 1666: Nicolas Chartrand, 22 ans, domestique engagé, chez Gilbert Barbier, à Montréal. En 1667, on trouve Thomas Charton, 22 ans, domestique chez Gilbert Barbier.
ÉTABLISSEMENT EN NOUVELLE-FRANCE
Le 29 janvier 1669, Thomas Chartrand, fils de Louis et d'Hermine Queval, épouse à Montréal Thècle Hunault, fille de Toussaint et de Marie Lorgueil. Le 6 janvier, Thomas et Thècle s'étaient engagés par contrat devant le notaire Basset. Le couple va s'établir à Longueuil dans la seigneurie de Charles Lemoyne. Ils n'y restent pas très longtemps puisqu'en 1673, ils sont revenus sur l'île de Montréal. Au recensement de 1681, Thomas est inscrit à Rivière-des-Prairies, il a alors 45 ans. De son mariage avec Thècle Hunault sont nés deux enfants: Thomas, baptisé à Montréal le 28 août 1670. Il épouse Marguerite Venne le 22 novembre 1694 à l'île Sainte-Thérèse mais le mariage est enregistré à Varennes. Thomas, fils, meurt le 26 août 1728 à l'Hôtel-Dieu de Montréal et est inhumé le lendemain à Montréal. On le dit alors résident de l'île Jésus. Toussaint, le deuxième enfant de Thomas et de Thècle, est baptisé le 29 avril 1673 à Montréal et est inhumé le 7 mai suivant au même endroit. Thècle Hunault est inhumée le 12 mars 1674. Cinq ans plus tard, le 17 avril 1679, à Montréal, après avoir passé contrat de mariage devant le notaire Maugue le 3 avril, Thomas, père, épouse Jeanne Matou, fille de Philippe et de Marguerite Doucinet. Ils auront 8 enfants: Marie-Suzanne, née en 1681, mariée avec Isaac Christin en 1699; Pierre, né en 1684, époux de Jeanne Hogue en 1702; Jeanne, née en 1686, mariée avec Paul-Charles Dazé en 1706; Jacques, né en 1693 et décédé en 1694; Joseph, époux de Marie Chapelain en 1711; Jean-Paul, né en 1698, marié avec Marguerite Corbeil en 1719; Paul, né et décédé en 1703; Marie, née en 1705, épouse d'André Corbeil en 1719. Thomas, père, meurt le 1er novembre 1708 à Rivière-des-Prairies. Il aurait alors 67 ans. Sa veuve, Jeanne Matou, se remarie en 1709 avec René Brien.
DISPERSION EN AMÉRIQUE
Si la majorité des descendants de Thomas Chartrand connus sous ce patronyme habitent la grande région de Montréal, il y en a dans presque toutes les provinces canadiennes et les états américains. Il existe de multiples variantes du patronyme: Chartran, Chartrant, Chartrand, Charetan, Charretan, Chartren, Chartreau, Chartraw, Chartron, Shartran, Shartrand, Shartren. Le seul surnom connu est LaBécasse pour certains des Chartrand établis dans la région de St. Louis, MO vers 1750. Il y a des Chartrand dit Gagnon, mais c'est semble-t-il suite au remariage d'une veuve d'un Chartrand. Il en serait de même pour les Chartrand dit Daoust.
7- LES ANCÊTRES DE L'AUTEUR (à venir)
8- TENTATIVE DE DESCENDANCE (à venir)
9- QUELQUES CHARTRAND
Joseph-Damase
Chartrand a eu une vie exceptionnelle.
Né à St-Vincent-de-Paul, sur l'île Jésus,le 23 novembre 1852,
il fait des études au Collège Laval, de son village natal, puis
au Collège Masson à Terrebonne où il termine ses études en
1868. De 1868 à 1871, il vit à Toronto et aux États-Unis. Il
travaille un certain temps à Chicago où il travaille pour un
marchand. Par après, si ma mémoire m'est fidèle, il gagne le
Texas où il s'engage dans les "Texas Rangers", sous le
nom de Charles Parker. Il devient caporal. Il séjourne aussi à
la Nouvelle-Orléans. Par après, il revient au Canada. De 1869
à 1871, il fait l'école d'instruction militaire de Montréal,
puis il fait la campagne de la Rivière-Rouge au Manitoba. Revenu
à Montréal, il devient comptable pour deux journaux, le National
et le Bien Public, en 1874. Il est
capitaine au 65e bataillon de milice des Carabiniers Mont-Royal
en 1876. Cette même année, il quitte le Canada pour la France
où il s'engagedans la Légion étrangère. Il sert en Algérie.
Pour occuper ses temps libres, il se lance dans l'écriture. Ce
serait le début de sa carrière d'écrivain. Nous sommes alors
en 1880. Entre 1878 et 1882, il fait campagne avec la Légion
dans le Sud-Oranais, en Algérie. En 1881, il est naturalisé
Français. De 1882 à 1883, il fait des études à l'École
militaire d'infanterie de Saint-Maixent. Le 30 novembre 1883, à
Grenade, Haute-Garonne, il épouse Ernestine-Jeanne-Marguerite de
Latour. En 1885, il est au Tonkin, i.e. le Vietnam, où il fait
une campagne de Hanoi à Hué. En 1886, de retour en Algérie, il
est lieutenant au 3e régiment de Zouaves à Bône (Annaba). De
1886 à 1890, il enseigne à l'École militaire de
Saint-Hippolyte-du-Fort dans le Gard. En 1887, il publie Expéditions
autour de ma tente, Boutades militaires. L'année
suivante, il publie Saint-Maixent, Souvenirs d'école
militaire. En 1889, c'est Étude
sommaire sur les cadres de l'infanterie. Cette même
année, il devient membre adhérent de la Société des Gens de
lettres de France et en 1890, il reçoit un diplôme d'honneur de
la Société royale du Canada. En 1890, il devient lieutenant au
161e régiment d'infanterie, à Nice. Il reçoit la Croix de la
Légion d'honneur en 1891. En 1892, il passe au 27e bataillon des
Chasseurs alpins, à Menton. Cette année-là, il publie Étude
sommaire sur les écoles militaires préparatoires
et Au pays des étapes. Notes d'un légionnaire.
En 1894, il devient capitaine au 7e bataillon des Chasseurs
alpins, à Nice et Antibes. Cette année-là, il obtient un
congé et revient au Canada où sa famille va venir le rejoindre.
Il fonde et édite à Montréal la Revue Nationale
qui parait de février 1895 à mars 1896. Refusant de retourner
en France après son congé, il est déchu de l'armée
française. Il obtient un poste de professeur de français au
Collège militaire royal de Kingston en 1897. Il voulait obtenir
le poste de chef de police de Montréal, nomination politique à
l'époque, mais ne l'obtient pas. Il aspire aussi à la mairie de
Montréal. Espoir déçu. En 1901, il reprend sa nationalité
canadienne. Plusieurs de ses premiers articles pour les journaux
ont été publiés dans un journal que son frère publiait à New
Bedford, en Nouvelle-Angleterre. Il meurt à Kingston le 2 avril
1905. De son mariage sont nés deux enfants, un garçon, en
février 1885, et une fille, en mars 1888. Sa femme et sa fille
ont longtemps habité Ottawa, la fille se faisant nommer
Chartrand de Latour. Elle est décédée en 1971 à
Sainte-Anne-de-Bellevue où demeurait son frère.
(Source:Marcoux-Boivin, Chartrand des Écorres, Éditions Asticou, 1979.)
10-STATISTIQUES SUR DES
CHARTRAND
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© Robert Chartrand