La faible victoire du "Non" dans le référendum de 1996 au Québec souligne une nouvelle urgence au débat sur l'avenir politique du Canada, débat qui a subit des va-et-vient à plusiuers reprises durant l'histoire de notre pays. Certes, le Québec mérite le respect de ses partenaires provinciaux envers ses importantes distinctions linguistiques et culturelles. C'est un respect pas toujours accordé, on le reconnaît, mais qui demeure essentiel au bon fonctionement de la Confédération. Dans la même mesure, toutefois, les autres provinces ont égalment droit au respect du Québec envers leurs objectifs prioritaires.
Les politiciens séparatistes ont fait grand lequelles ils accusent leurs équvalents dans les autres provinces (et ceux du gouvernement fédéral) d'avoir insulté le Québec: la patriation de la constitution, l'accord du lac Meech, et le référendum de Charlottetown. Mais dans les trois cas leurs versions des faits sont des représentations erronées de l'histoire, et dans ces trois cas le Québec doit accepter une portion du blâme de ce qui est arrivé.
Au cours d'il y a longtemps les politiciens fédéraux et provinciaux ont essayé de trouver une formule pour patrier la Constitution, mais les politiciens Québécois ont trouvé particulièrement difficile d'être d'accord sur les propositions que les autres étaient prêts à accepter. C'était compréhensible, à un certain point, étant donné leurs anxietés linguistiques et culturelles, mais les négociateurs Québécois ont semblé montrer la même insensibilité dont ils accusent les autres. Raison pourquoi une entente était difficile à atteindre, et aussi pourquoi la procedure s'est prouvée difficile pour les deux côtés.
Enfin, une entente semblait avoir été établir à Victoria, mais les politiciens Québécois se renversèrent au dernier moment. Ce n'est pas surprenant que les autres, écoeurés de cette vacillation et indécision, ont cherchés une manière à procéder sans l'unanimité longtemps attendue. Un appel à la cour suprême aboutit au jugement que l'unanimité, quoique désirable, n'est rien que pratique coutumière et non pas obligation constitutionnelle.
L'accord du lac Meech fut opposé par le Parti Québecois. Le référendum de Charlottetown fut réjeté au Québec, non seulement dans la plupart des autres provinces. Si ces deux épisodes étaient des insultes pour le Québec, alors ce sont le Parti Québécois et la majorité des Québécois qui ont fait parti de ceux qui "insultaient".
En plus, les politiciens séparatistes n'ont pas seulement déformé l'histoire récente, ils ignorent des faits historiques majeurs qui date de 1759. Par les standards de ces-temps-là, la paix imposé êtait remarquablement généreuse: on avais permis aux Québécois francophones de garder leur religion, leur langue, leur culture, et leur loi civile, et tout cela jusqu'a maintenant. D'une population de vers 70,000, craignant l'absorption dans une mer d'anglophones, ils s'étaient agrandis à peu près à 850,000 personnes en 1867.
Les Québécois francophones ont continués de prospérer dans la Confédération, y inclus le retranchernent de leur culture. Ils sont arrivé maintenant à une population de presque six millions. Au dedans de leurs frontières ils ont l'indépendence politique, et depuis la "révolution tranquille" ils sont devenus maîtres de leur économie. Associés avec leurs compatriotes des autres provinces, les Québécois ont fait du Canada un des principaux pays industriels du monde, puissance moyenne respectée, et membre du prestigieux Groupe des Septs d’enviable d'avoir contribué à la promotion de la paix mondiale. Ils ont fourni au Canada pas mal de politiciens édéraux distingués, juristes érudits, chefs en autres professions, et écrivains, acteurs, et artistes divers.
Notez l'emploi répété du mot "politiciens". La Constitution du Canada laisse dans leurs mains le pouvoir d'amendement, et laisse aux électeurs tre1s peu a1 contribuer. Ceci est tre1s malheureux, car les politiciens ont un conflit d'intérêt majeur dans les négociations: leurs propres carrières sont intimement reliées dans la division des pouvoirs qui en résulte, et ils ne peuvent pas prétendre qu'ils sont des chercheurs objectifs des meilleurs intérêts du grand public Canadien.
D'ailleurs, il y a une autre menace a1 l'avenir politique du Canada qui peut être beaucoup plus serieuse, et plus immédiate, que celle de la séparation du Québec: la menace que la Confédération peut tomber en morceaux, par pure mésaventure. Il y a deux aspects majeurs de cette menace.
Le premier: l'entreprise du budget 1995 par Paul Martin Fils. Longtemps avant le référendum, M. Martin a abdiqué les responsabilités du gouvernement fédéral dans de nombreuses fonctions où une forte autorité centrale est essentielle, et les a derogé sur les provinces. Le deuxie1me: l'enthousiasme post-référendum de beaucoup de politiciens dans les autres provinces pour apaiser le Québec par la transfert de plus en plus des fonctions fédérales à tous les gouvernments provinciaux.
Si on laisse continuer ces propositions mal-avisées, seules ou en combinaison, le Canada retournera presqu'à la situation de 1867: les provinces seront responsables d'une gamme de fonctions pour léquelles ils n'auront pas des ressources suffisantes pour les accomplir. Le démembrement semblerais plus attrayant que de continuer dans une conglomération d'intérêts faibles régionaux.
La logique de la Confédération en 1867 était que la nouvelle totalité serais plus grande que la somme de ses parties; elle aurait la force financière pour fournir l'infrastructure donc toutes les colonies avaient besoin, mais qu'elles ne pouvaient pas entreprendre seules. La vision s'est été prouvée valide, et a fait du Canada ce qu'il est aujourd'hui.
Et cette logique s'applique encore. Toute région, y compris le Québec, a besoin d'un gouvernement central fort. Si le Canada serait réduit à un mélange faible des régions, qui aurait la force pour défendre celle-ci ou celle-la contre les menaces externes aux industries comme la pêche, les forêts, l'acier, les produits laitièrs, ou la cultivation des grains, porc, ou boeuf, pour n'en mentionner que quelques-unes récemment dans les nouvelles?
Une plainte capitale des séparatistes tient que la stratégie de la taillade du budget fédéral étrangle l'économie du Québec. (En ce cas-la1 ils ont raison--et c'est vrai pour l'économie Canadienne aussi.) Une stratégie viable alternative nous regarde en face: faire avancer le Canada rapidement en se servant encore de toutes ses ressources humaines et materielles. Cette stratégie quérira non seulement nos maladies économiques et sociales, mais aideras aussi à résourdre "le problème du Québec". Une prospérité unie est la meilleur colle pour tenir le Canada ensemble.
Vingt ans de taillader les budgets ont demontré décisivement que c'est une politique inefficace; combien de temps faut-il à Paul Martin Fils pour voir à travers cette clôture de fil de fer barbelé? Il se sert des politiques fiscales et monétaires pour déprimer l'économie dans un effort vain pour contro1ler l'inflation, au lieu de soutenir la production et l'emploi. Nous devons trouver une méthode pour contrôler l'inflation qui n'empirerait le chômage. Plusieurs économistes influents ont offert des propositions de ce genre, mais le présent Ministre de Finances a refusé à les regarder ou de s'engager dans un débat sur ce thème majeur.
Qui parle pour le Canada? Certainement pas les premiers ministres provinciaux. Certainement pas Paul Martin Fils. Jean Chrétien, où êtes vous quand on a besoin de vous? N'est il pas le moment d'aller chercher le Livre Rouge encore une fois, pour reviser votre vision d'un pays uni et prospère?
A.N. McLeod amcleod@yorku.ca